Par Michel Beaunoyer – Jean-Marie Chartier procède à la récolte des asperges dans son véhicule transformé. C’était jadis une voiturette de golf, aujourd’hui, devenue un outil de travail.
Nous avons eu la chance de surprendre Jean-Marie Chartier en pleine actio alors qu’il procédait à la récolte de ses asperges à Saint-Hyacinthe.
La saison est courte et de surcroît, cette année, elle est entrecoupée de périodes froides qui paralusent cette culture. Mais quand les conditions sont bones, il faut récolter, et vite.
Cela fait maintenant une trentaine d’années que Jean-Marie et son épouse Christiane, exploitent cette terre de deux arpents et demi. La récolte d’asperges est un complément de revenus intéressant pour les retraités, mais elle exige beaucoup d’efforts physiques. « C’est une culture qui fait mal au dos, » confirme Christiane.
C’est elle qui a eu l’idée. Après avoir vu passer des voiturettes de golf sur un terrain de camping, elle a demandé à son conjoint de lui bricoler une machine qui rendrait la récolte plus facile. Une voiturette usagée a donc été achetée il y a deux ans, et a été complètement modifiée. « Ça prenait un modèle assez puissant, explique à son tour Jean-Marie. Celui qu’on a choisi possède un moteur électrique offrant une autonomie d’une bonne journée et se recharge en quelques heures. C’est parfait. » Les roues étaient à l’origine trop petites pour permettre d’effectuer les travaux aux champs Elles ont été remplacées par des pneus de secours de Volkswagen Jetta. Cela a aussi permis de relever le châssis, qui passe ainsi au-dessus des asperges sans les abîmer. Le museau a été enlevé pour laisser place à une structure soutenant le siège du récolteur. Des supports latéraux peuvent transporter deux paniers dans lesquels sont déposées les asperges coupées. De son poste, le cueilleur peut contrôler la direction du véhicule et sa vitesse de déplacement. Un câble est aussi relié à la pédale de frein. Bien assis, le récolteur avance donc tranquillement dans le champ et peut couper les asperges à son rythme, sans avoir à trop se pencher. De plus, les paniers étant supportés par la machine, les deux producteurs n’ont plus à en faire le transport : un autre avantage.
Tout de suite après la mise en utilisation de ce véhicule, un second a été construit par M. Chartier durant l’hiver. Ce qui fait qu’aujourd’hui, dans le couple, chacun possède son véhicule. Et en option, un poste de radio a été installé! « En plus de faciliter le travail, les avantages de ce système sont qu’il est silencieux et non polluant, » souligne le patenteux. Pour le travail en condition difficile, M. Chartier a doté les pneus arrière de « chaînes », faites d’attaches de plastique et de bouts de tuyaux. Ce montage évite le bruit que feraient des chaînes traditionnelles.
La saison des asperges dure de six à sept semaines. La récolte quotidienne est habituellement effectuée tôt le matin. Quand le mercure est à la hausse, deux récoltes par jour deviennent nécessaires. « Nos voiturettes nous permettent de faire le travail à deux, reprend Christiane. Avant, il fallait trouver des gens pour nous aider. Pour une si courte période, ce n’était pas facile. »

Chapeau pour votre invention ,j’ai une tres grende admiration pour les gens a leur retraite ce son nos pionnier et je suis tres fier de voir des gens débrouillard comme vous lacher pas ..
Alain de Gatineau,qc