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  • date 21.05.2010
  • heure 13:42

Notre patenteux du mois de juin Yvon Beaudoin de Scottstown

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Par Michel Beaunoyer – Trouver le temps de penser

Yvon Beaudoin est né et a été élevé sur une ferme de Sainte-Catherine-de-Hatley, près de Sherbrooke. Une petite ferme où la production laitière était complétée par l’élevage de poules et de quelques cochons. Une ferme aux productions variées telle qu’on en  croisait tellement au Québec, il y a à peine une génération. Mais, comme cela arrivait souvent, la ferme était trop modeste pour assurer la subsistance à la génération montante.

Ce dernier a donc choisi une formation d’électricien. Pendant 35 ans il a exercé ce métier dans les secteurs résidentiel et commercial. Ceci étant dit, la campagne ne l’a jamais quitté puisque dès ses premières paies, il investit dans une terre à Scottstown, une terre qui sera pour lui et sa famille un véritable refuge. C’est là qu’il a construit de ses mains sa maison, il y a une quinzaine d’années.

Couvrant plus de 70 hectares, ce lot boisé permet non seulement à notre patenteux de produire du sirop, depuis maintenant six ans, mais aussi d’en tirer le bois pour ses constructions et l’alimentation du chauffage de la maison et de la bouilleuse de la cabane à sucre.

« Mon père était un patenteux, mais avec de la broche et un tournevis. Durant ma carrière en électricité, j’ai toujours tenté de faire mieux, ou de faire plus. Mais c’est sûrement en apprenant mon métier d’acériculteur que je suis devenu un vrai patenteux. » Comme l’explique M. Beaudoin, même s’il possédait une érablière depuis des décennies, il ne l’avait jamais mis en opération, faute de temps et de connaissance. Il s’est donc joint à un ami qui gère une grande érablière dans la région  pour en saisir les rudiments. Aujourd’hui son érablière compte 2000 entailles, sur une possibilité de 5000. Le tout est sous tubulure.

« En observant la façon de produire de mon ami, j’ai trouvé des idées simples que j’ai appliquées ensuite sur ma propre installation, explique le patenteux. Par exemple, j’ai fait une jauge pour mon réservoir de concentré. Je peux toujours savoir le niveau sans avoir à monter pour vérifier. »

En passant, nous n’avons pu retenir notre sourire lorsque notre patenteux nous a expliqué comment il a construit sa cabane à sucre en récupérant des « coeurs de portes ». Il s’agit de la partie centrale de portes résidentielles, découpée pour laisser place à une vitre décorative.

Une des patentes les plus amusantes que nous montre l’acériculteur est la planche aimantée servant à déplacer les boîtes métalliques servant à conserver le sirop. La planchette aimantée permet de retirer huit boîtes d’un coup et de les placer sur la table de travail. Ensuite, pour les positionner pour le remplissage, le patenteux se sert d’une poignée, également aimantée, suffisamment puissante pour soulever une conserve pleine.

Avez-vous aimé les réalisations de notre patenteux de ce mois-ci? Commentez cet article.

 

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