Trop souvent négligée, la boiterie est un problème important chez la vache laitière.
La boiterie est la troisième maladie en importance chez la vache laitière, et de loin la plus coûteuse à soigner. La boiterie a un impact négatif plus grand sur la reproduction que la mammite. On estime que les pertes de lait associées à ce problème seraient de l’ordre de 159 à 552 kg sur une période de 305 jours. En Amérique du Nord, il y aurait de 30 à 70 % de problèmes de boiteries dans les étables en stabulation libre.
Identifier les problèmes de boiteries
Une vache démontrera des signes de boiteries bien avant de commencer à boiter. Elles feront entre autres de plus petites enjambées. Pour les troupeaux de moins de 50 vaches, on suggère d’évaluer toutes les vaches. Tandis que dans les troupeaux de plus de 50 vaches, on conseille d’évaluer les vaches fraîches, les vaches en début de lactation et toutes celles qui boitent déjà. L’attribution de la note est basée sur des observations de la vache debout à l’arrêt et en déplacement.
Pour un meilleur taux de réussite, c’est aux premiers stades qu’il faut intervenir. On peut traiter une vache à trois reprises selon la gravité du problème, après cela il vaudrait mieux la réformer. Dans les troupeaux de vaches attachées, on porte une attention parti culière au dos arqué, au piétinement et aux mouvements latéraux difficiles. Une vache avec une bonne santé des pieds a le dos droit, un poids réparti uniformément sur ses quatre membres, les membres arrière bien droits et une rotation de moins de 15 degrés des paturons arrière. La répartition est de 60 % sur les pattes avant et 40 % sur les pattes arrière.
Causes de la boiterie
Une bonne façon d’identifier les causes de la boiterie, est de travailler avec le tailleur de sabots et de tenir un registre. Dans le registre, on doit retrouver les informations suivantes : l’identification de la vache, le type de lésions (infectieuses ou non infectieuses), l’identification du ou des onglons malades et le type de traitement effectué. Les informations du registre vont permettre d’identifier le type de lésions les plus fréquentes et de trouver les causes de celles-ci.
Les maladies non infectieuses se développent lorsque les vaches passent beaucoup de temps sur des surfaces dures comme le ciment et lorsqu’il y a une excroissance de l’onglon. En prévention, on taille les sabots régulièrement. Idéalement, on fait tailler les sabots au tarissement et à la mi-lactation. Entre ces deux visites, les producteurs devraient tous être équipés pour tailler les sabots à la ferme et voir à l’entretien des sabots de certaines vaches. Il faut offrir aux vaches suffisamment de confort pour qu’elles passent le plus de temps possible couchées et le moins de temps possible debout sur des surfaces dures.
On retrouve 90 % des cas de boiteries non infectieuses sur les pattes arrière et de 70 à 90 % de ces boiteries sont situées sur les ongles extérieurs.
Des sabots bien taillés
Attention, la qualité de la taille des sabots est tout aussi importante. Les problèmes fréquemment observés sont une taille trop courte de l’onglon, une taille concave de la pente de l’onglon et une sole trop mince. De plus, il ne faut pas enlever trop de tissus cornés à l’extérieur de l’onglon et entre les onglons.
La boiterie peut-être génétique ou reliée à l’alimentation.
Maladies des onglons chez le bovin:
- Maladies non infectieuses
• Abcès de sole
• Infection de la ligneblanche
• Ulcère de sole
• Fourbure - Maladies infectieuses
• Piétin d’Italie
• Piétin contagieux
• Super piétin
• Dermatite interdigitale (piétin d’hiver)
• Érosion du bulbe (crevasse en talon)

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